Par jefblain Le 15/06/2022
L’ISO 50001 est avant tout une norme portant sur l’amélioration de l’efficacité énergétique, que ce soit dans le secteur du tertiaire ou dans celui de l’industrie. Cette méthode peut tout à fait s’appliquer pour répondre de manière efficace aux exigences du décret tertiaire. La certification porte cependant sur une organisation, et non sur un ouvrage comme dans le cas des certifications HQE, BREAM ou LEED. Notons par ailleurs que, pour les entreprises de plus de 250 salariés, la norme permet d’être exempté de l’audit énergétique à réaliser tous les quatre ans.
L’ISO 50001 est un outil de management. La norme ne spécifie pas un niveau par défaut d’amélioration de la performance, c’est ainsi à chaque entreprise de définir son objectif en fonction d’un état des lieux.
Cela passe tout d’abord par l’analyse du contexte de l’entreprise par rapport à sa situation énergétique. Elle peut prendre la forme d’une réflexion stratégique sur le mix énergétique, sur une nouvelle réglementation telle que le décret tertiaire, sur des données marchés, ou encore sur l’opportunité de profiter d’un réseau de chaleur installé à proximité des locaux. L’entreprise doit également identifier les exigences légales en matière d’énergie et réfléchir à comment les mettre en application.
Étape cruciale, la revue énergétique qui s’en suit s’apparente à un audit énergétique que l’organisme se serait approprié. Ici, l’entreprise doit se poser un ensemble de questions : quelle quantité d’énergie est consommée ? À quels postes ? Pour quelles raisons ? Quels sont les paramètres qui font varier cette consommation ? L’objectif de cette analyse est d’examiner les usages énergétiques les plus importants et ceux sur lesquels existe un potentiel d’amélioration.
L’entreprise doit également identifier et intégrer dans la démarche les acteurs clés de son organisation, c’est à dire ceux qui ont un impact sur les éléments pouvant jouer sur la consommation énergétique. Elle définit également une équipe “énergie”, pluridisciplinaire, dont le but sera de s’assurer de la mise en oeuvre de l’organisation.
Une fois ces étapes franchies, l’entreprise peut définir une consommation de référence, fixer des objectifs et définir un plan d’action : sensibilisation du personnel, rénovation de la chaufferie, changement d’énergie, installation de capteurs…
Ce plan d’action doit faire l’objet d’un suivi avancé : réaliser des mesures pour s’assurer que les actions ont bien les effets escomptés, ce qui implique notamment un comptage et un sous-comptage de l’énergie ; s’assurer que les personnes aux postes clés sont correctement formées à la performance énergétique ; réaliser des audits internes ; définir les bonnes pratiques à chaque poste ; réaliser une revue de management, réunion pendant laquelle l’équipe “énergie” présente tous les résultats du système de management de l’énergie et définit de nouveaux objectifs avec la direction. La norme demande également à ce qu’il y ait une réflexion sur les achats d’équipements, d’énergie ou de services pour sélectionner les offres les plus compétitives sur le plan énergétique, tout en prenant en compte le cycle de vie de l’équipement. Aussi, dès lors que l’entreprise rénovera des parties d’un bâtiment, elle devra en profiter pour penser efficacité énergétique.
Chez Afnor Certification, nous allons certifier la capacité d’une organisation à mettre en oeuvre un plan d’action et à en mesurer les résultats, en vue d’améliorer la performance énergétique. La certification ISO 50001 fonctionne de la même manière que l’ISO 9001 ou 14001, avec un audit initial de certification puis des audits de certification annuels. Le certificat est émis pour une durée de 3 ans.
En cas de non-conformités majeures, l’entreprise dispose de 6 mois pour retravailler les points faibles indiqués lors de l’audit. Un second audit est ensuite réalisé. Pour accompagner ses clients en amont, Afnor Certification propose une solution de “visite d’évaluation”, où un auditeur se déplace pour réaliser un audit à blanc avant l’audit de certification.
Dans le cadre des CEE, le programme PRO-SMEn verse une prime aux entreprises et collectivités qui mettent en place un système de management de l’énergie certifié ISO 50001. Gérée par l’Association technique énergie environnement (ATEE), cette aide permet de débloquer une enveloppe pouvant atteindre 40 000 euros.
D'après l'Ademe, 78% des consommations d'énergie des collectivités locales sont relatives aux bâtiments en France métropolitaine
La loi Elan et les décrets associés (tertiaires) impose des réductions des consommations et du CO2 : -40 à -60 % sur l'énérgie : les objectifs sont très ambitieux et nécessite de soliciter tous les leviers d'efficacité énérgétique.
Le financement de ses améliorations peut être un casse tête au risque d'un endettement lourd des organsiations privées ou publiques et mettre en échec cette amélioration continue.
Solutions :
Ainsi les préceptes énergétiques des BEPOS pourront s’étendre à l’échelle des communes et des collectivités : la notion de Territoire à Energies Positive (TEPOS) émerge et constitue la prochaine étape de cette transition.
Le financement de la transition énergétique
Face aux risques de raréfaction des crédits bancaires, il est souhaitable d’aller plus loin : prendre des mesures incitatives et réfléchir aux outils qui permettront de massivement et rapidement réorienter les flux financiers vers la transition énergétique et la satisfaction de l’intérêt général.
Le plan de relance 2020 evient à propose sur ce sujet
A titre d’illustration :
Multiplier les effets de leviers en favorisant les initiatives locales : accès simplifié au financement obligataire, développement des plateformes de financement participatif, activation de fonds de solidarité ;
Développer les mécanismes de garanties financières ciblées sur les phases d’amorçage et de croissance des entreprises face aux risques juridiques et aux changements de réglementation ;
Assouplir les obstacles réglementaires du régime européen des aides d’Etat ;
Soutenir l’ensemble des acteurs clés dans la relance de l’investissement public et les mécanismes d’appui à la reconversion énergétique des territoires initiés par les mécanismes incitatifs du pacte vert européen.
Par jefblainLe 15/12/2020
Solution 1 : Expérimentation en matière d’achats innovants (Décret n° 2018-1225) – Moins de 100 000 Euros Code de la commande Publique
Afin de favoriser l’innovation dans la commande publique, le décret n° 2018-1225 du 24 décembre 2018 portant diverses mesures relatives aux contrats de la commande publique (NOR : ECOM1827790D) crée une expérimentation de trois ans permettant aux acheteurs de passer des marchés négociés sans publicité ni mise en concurrence préalable pour leurs achats innovants d’un montant inférieur à 100 000 €.
Solution 2 : Loi asap 7 décembre 2020 accélération et simplification ...
Moins de commissions consultatives, des décisions plus proches des territoires
Le texte avait pour ambition première de répondre aux attentes, exprimées lors du grand débat national, en facilitant l'accès aux services publics. Après sa lecture par les parlementaires, intervenue après la crise sanitaire, il s'est enrichi de nombreux articles afin d'accélérer la relance de l'économie. Voici ses principales dispositions.
jusqu'à fin 2022, le seuil de dispense de publicité et de mise en concurrence pour la conclusion des marchés de travaux est relevé à 100 000 euros. Enfin, le recours aux marchés de conception construction pour les infrastructures de transport de l’État est autorisé.
Par jefblainLe 14/10/2020
Consultation mise en ligne le 7 octobre 2020
Consultation du 7 octobre 2020 au 28 octobre 2020
L’article 175 de la loi n°2108-1021 du 23 novembre 2018 portant évolution du logement et de l’aménagement et du numérique (ELAN) a modifié les dispositions de l’article L.111-10-3 du code de la construction et de l’habitation relatif aux obligations de réduction des consommations d’énergie dans les bâtiments à usage tertiaire.
Dès la publication de la loi ELAN, une large concertation portant sur le contenu technique du décret a été entreprise d’octobre 2018 à mars 2019 avec l’ensemble des acteurs économique du secteur tertiaire, et ce dans le cadre de dix groupes de travail thématiques répartis par typologie d’activité et de deux groupes de travail transversaux traitant d’une part des indicateurs économiques et d’autre part du contenu du guide d’accompagnement du futur décret. Par ailleurs, les parties prenantes ayant participé aux travaux de concertation ont été invitées à faire remonter leurs attentes et leurs observations pour le 15 février 2019.
Sans attendre la parution du décret n°2019-771 du 23 juillet 2019 relatif aux obligations d’actions de réduction des consommations d’énergie dans les bâtiments à usage tertiaire, les travaux de concertation sur le projet d’arrêté ont été menées dès le début du mois de février 2019 jusqu’à l’été. Une première version du projet d’arrêté a été présentée au tout début du dernier trimestre 2019 et une consultation auprès des acteurs a eu lieu du 8 octobre au 8 novembre 2019.
Une publication en trois temps de cet arrêté était prévue.
Par jefblainLe 07/09/2020
La façon dont nous interagissons avec un bâtiment évolue rapidement avec l'impulsion de la transformation numérique de notre société. Cette digitalisation a de sérieux impacts sur la manière dont nous concevons les solutions BMS / BAS et sur la valeur que nous apportons aux différents acteurs.
Pourquoi ne pouvons-nous pas continuer de la même manière?
D'un côté, nous avons des utilisateurs finaux qui recherchent plus d'interactions avec leur environnement environnant: une application pour contrôler leur confort, réservation intelligente des salles de réunion, rapport de problèmes, chatbot, géolocalisation intérieure… Et de l'autre côté, les bâtiments ont de plus en plus tendance à avoir des systèmes connectés produisant encore plus de données mais ne répondant généralement pas à ces nouveaux besoins.
La digitalisation des bâtiments bouleverse également la gestion des installations et ouvre de nouvelles voies de création de valeur. Les données de construction sont sous-exploitées en raison du manque de cohérence et de structure. Ces données peuvent générer beaucoup plus de valeur si nous améliorons la façon dont nous les traitons: détection des dysfonctionnements, optimisation énergétique, optimisation de l'espace, journal de maintenance, maintenance prédictive…
Vous pensez peut-être que c'est juste un battage médiatique qui va bientôt disparaître, mais les bâtiments qui ne suivent pas cette évolution auront une valeur diminuée à l'avenir par rapport aux autres bâtiments qui fournissent l'installation plug & play de nouveaux services, certains que nous ne connaissons même pas. encore. Maîtriser les données des bâtiments pour fournir plus de valeur devient si important; c’est désormais l’une des principales exigences des investisseurs.
Qu'est-ce qu'un système d'exploitation de bâtiment?
Un système d'exploitation de bâtiment est le middleware entre les équipements sur le terrain et les services. Son objectif principal est de rationaliser et de mutualiser les données entre les équipements de terrain / capteurs et les applications. Les données sont acquises par le BOS, structurées et envoyées dans le bon format à toute application qui en aurait besoin.
Le Building Operating System est l'évolution d'une GTB traditionnelle vers un système d'information. Il se différencie par la pluralité des données qu'il gère: IoT, contrôle d'accès, détection incendie…, la contextualisation & structuration des données qu'il fournit et la connectivité aux solutions informatiques. Un BMS est actuellement déployé dans le seul but de fournir une interface technique aux Facility Managers. Même s’il s’agit d’un système ouvert, déployer un nouveau service informatique au sommet est difficile et coûteux car le BMS n’a pas été conçu pour permettre à des tiers d’accéder facilement à des données significatives.
Avec une approche micro-service, le concept d'un BOS est de permettre à tout fournisseur de services numériques de se connecter au bâtiment et d'apprendre automatiquement ce qu'il contient, car chaque donnée avec laquelle il interagit peut se décrire et décrire ses interactions. Ainsi, il devient possible de déployer un nouveau service sans modifier l’infrastructure actuelle d’un bâtiment ni même modifier quoi que ce soit avec les données locales. Le rôle du BOS est de masquer la complexité du terrain avec divers équipementiers et protocoles et de fournir des données significatives côté informatique, afin de pouvoir déployer des services indépendants les uns des autres sans même connaître l'architecture des bâtiments.
Pourquoi les services ne peuvent-ils pas se connecter directement aux appareils?
Le Building Operating System joue le rôle d'un ESB (Enterprise Service Bus) que l'on retrouve dans d'autres domaines informatiques. Il gère l'intégration des données de sources hétérogènes dans une interface unifiée unique pour fournir des données utiles aux services qui en ont besoin. Cette intégration se fait en trois phases:
Acquisition
Consolidation
En traitement
Le BOS peut acquérir des données locales (équipements communicants, passerelles, IoT…) ou des données cloud (météo, IoT…). L’objectif du BOS est d’effectuer autant que possible l’acquisition au niveau de l’équipement, en évitant toute passerelle afin d’augmenter la fiabilité de l’architecture. Le BOS devrait être la seule interface entre l'équipement et les services. Ceci vise à éviter que chaque service crée un connecteur vers chaque fabricant d'équipement, également appelé «Spaghettiware». C'est une mauvaise architecture pour deux raisons principales:
Chaque service doit créer / maintenir un connecteur pour chaque fabricant. C'est cher, et la plupart du temps, ils réinventent simplement la roue.
La structuration des données (donnant un sens aux données) est réalisée dans chaque service. Cela augmente le coût à la mise en service mais aussi pour chaque changement local car chaque service doit mettre à jour ses données.
Au contraire, les modifications sont effectuées au niveau du BOS, puis il fournit automatiquement les modifications à chaque service accédant aux données.
Par jefblainLe 07/09/2020
MESURER POUR MIEUX GERER
La première approche de la GTB ou solutions mixes avec IOTpermet de « mesurer pour mieux gérer ». Mesurer c’est avant tout bien connaître son bâti et ses installations : systèmes de chauffage, climatisation et ventilation, systèmes informatiques et de sécurité, production et circuits de distribution d’énergie ou encore éclairages. L’exploitation de relevés ponctuels ou de points de contrôle automatisés a plusieurs finalités :
Dans tous les cas, ces mesures doivent permettre un chiffrage opérationnel des économies réalisables avec pour aboutissant un calcul de retour sur investissements pertinent.
QUELLES CONSOMMATIONS POUR QUEL «CONFORT» ?
Chaque élément exploité doit être remis dans son contexte d’usage : niveau de criticité, périodes d’inexploitation, perception des usagers. La notion de confort climatique par exemple découle de plusieurs critères prépondérants : température certes, mais aussi hygrométrie, ventilation contrôlée ou indésirable, tout en tenant compte des périodes d’inoccupation des locaux. Un degré de température supplémentaire peut alourdir fortement une facture énergétique sans faire progresser le confort d’usage. A l’inverse, une sonde d’ambiance bien positionnée et calibrée peut concourir à l’amélioration de la perception de l’usager.
Le niveau de redondance fonctionnelle et la marge de sécurité d’exploitation doivent aussi être bien étudiés pour ne pas déboucher sur des installations surdimensionnées voire inexploitées sur de longues périodes.
CHOIX TECHNIQUES ET MAINTENANCE
La réalisation de ce bilan d’exploitation facilite la mise en œuvre de solutions techniques adaptées et pertinentes. De la régulation optimisée d’un système de ventilation, au remplacement à neuf d’un compresseur, en passant par l’adjonction d’une vanne 3 voies sur un circuit de chauffage, parallèlement aux chiffrages des coûts de réalisation, quelques questions ne doivent pas être oubliées :
Ce questionnement doit permettre de valider la bonne adéquation entre les solutions proposées et l’objectif d’usage. Les coûts d’exploitation et de maintenance doivent aussi être clairement identifiés à ce stade.
FORMATIONS ET TRANSFERTS DE SAVOIR-FAIRE
La bonne mise en œuvre de ces techniques de GTB implique une démarche d’apprentissage et de formation de l’ensemble des acteurs du domaine.
Dispositifs d’informations, transferts de technologies et de savoir-faire doivent être déployés, notamment à destination des PME et du secteur artisanal, pour apporter les savoirs utiles (aides financières, matériaux et systèmes innovants certifiés, conditions d’usage, …).
ARTIK développe ces 2 axes à travers une offre de formation enrichie dans sa filière « Développement Durable et Sécurité » tout en s’appuyant sur un réseau d’experts (ADEME, Réseau de Diffusion Technologique de l’ARITT) et de professionnels qualifiés (concepteurs, distributeurs et intégrateurs).
Une vision globale des enjeux énergétiques de l’entreprise est nécessaire pour quantifier l’impact environnemental des installations et les sources d’économies potentiellement intéressantes. La déclinaison technique et la connaissance des bonnes pratiques se révèlent tout aussi importantes pour la réussite d’un projet de GTB.
Derniers billets
Blog